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La galette des rois, en veux-tu, en voilà !

par | Jan 5, 2020 | News et Actus | 0 commentaires

Vous l’aurez sûrement remarqué dans les boulangeries proches de chez vous, ou peut-être avez-vous déjà l’habitude de célébrer cette fête… Eh oui, le 6 janvier est le jour de l’Épiphanie, autrement dit, le jour de la galette des rois ! Quoi de mieux alors que de plonger au cœur de l’histoire de cette tradition et de découvrir les différentes recettes de la couronne sucrée ? Apprenez en plus sur la culture autour de cette célébration grâce à ce nouvel article.

Un peu d’histoire pour comprendre les origines de la galette

Une célébration ancestrale

L’Épiphanie permet la commémoration de la visite des 3 rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) à la rencontre du nouveau-né Jésus. Guidés par une étoile, les rois ont traversé l’Orient en direction de Bethléem dans le but d’offrir des présents à l’enfant. Leur voyage dura 12 jours. Le jour de l’Épiphanie coïncide également avec d’anciens rituels païens à la gloire du solstice d’hiver. En effet, ces fêtes célébraient le rallongement des journées et le retour du soleil. Les célébrations duraient aussi 12 jours.

Le jeu de la fève

La recette de la galette des rois remonte au 13ème siècle : on avait alors l’habitude de partager le gâteau par le nombre d’invités, et de laisser « la part du pauvre ». La tradition était de demander à l’enfant le plus jeune (et donc considéré comme le plus innocent) de se placer sous la table afin de deviner l’emplacement de la fève cachée dans la galette ! Au 14ème siècle, les moines plaçaient une pièce d’or dans la galette pour élire leur chef de chapitre. La pièce d’or a ensuite été remplacée par le légume appelé « fève », pour des raisons économiques. Cette coutume est devenue très populaire auprès du reste de la population.

La récompense du roi

Selon les régions et les époques, la fève a plusieurs significations. Par exemple, lors des Saturnales de Rome, maîtres et esclaves étaient égaux et mangeaient à la même table. Le détenteur de la fève était alors considéré comme le roi de la journée et pouvait distribuer des gages et obtenait ce qu’il désirait. Au 14ème siècle, la coutume est devenue celle du « roi qui boit » : ce dernier devait alors payer une tournée au reste des invités. La légende raconte que les plus avares d’entre eux avalaient la fève pour éviter de payer à boire. Depuis, la fève de légume a été remplacée par une fève en porcelaine : plus difficile à avaler ! Cette tradition se retrouve en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Suisse ou encore en Allemagne.

Les différentes recettes de la galette des rois

La galette parisienne : indémodable et traditionnelle

Cette recette est certainement la plus célèbre en France : elle est présente dans toutes les régions. Lors de sa première conception, il s’agissait simplement d’une pâte feuilletée dorée lors de la cuisson que l’on consommait avec de la confiture. Des améliorations ont ensuite rendu la recette plus aboutie, avec l’ajout d’une garniture à l’intérieur de la galette. Cette garniture appelée « frangipane » est une crème composée de 2/3 d’amandes et 1/3 de crème pâtissière. De quoi faire plaisir à tous les gourmands et gourmandes !

La galette du Sud de la France : la brioche sucrée

Il s’agit de la deuxième recette de galette la plus populaire en France. On la trouve surtout dans les régions du sud, sous le nom de « gâteau des rois ». En effet, cette dernière est faite à partir d’une pâte briochée aromatisée à la fleur d’oranger ! Elle est souvent saupoudrée de gros grains de sucre ou de cubes de fruits confits.

La galette Dunkerquoise dans le Nord : un soupçon de rhum

Originaire de Dunkerque (comme son nom l’indique), cette galette ressemble un peu la pâtisserie appelée « Tropézienne », un gâteau allemand célèbre en Alsace et dans la Moselle. La recette est très simple ! elle est cuisinée à base d’une pâte de brioche et garnie de crème au beurre aromatisée de rhum.

La galette franc-comtoise : gourmande et généreuse

Cette galette est faite à partir d’une pâte à choux aromatisée à la fleur d’oranger ou bien au rhum. Il s’agit d’une variante d’une recette appelée « gâteau de ménage », qui n’est autre qu’une pâtisserie typique de la région de la Franche-Comté. Cette dernière est faite d’une brioche riche en beurre et en sucre sur laquelle on répand des morceaux de fruits, de crème, de sucre ou de pépites de chocolat.

La galette de Normandie : place à la Nourolles

La Nourolles de l’Épiphanie est une recette normande originaire de la Manche. Fabriquée à partir d’une pâte briochée au beurre, elle prend la forme de 12 boules de pâtes, une pour chaque apôtre de Jésus. Pour la déguster, rien de plus simple ! Il suffit de découper les 12 boules et de les distribuer à ses invités.

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