fbpx

Le fromage, un produit addictif ?

par | Déc 15, 2019 | News et Actus | 0 commentaires

Le fromage est l’un des produits laitiers les plus connus à travers le monde. En vérité, les produits fromagers sont si plaisants et délicieux à déguster que c’en est presque addictif. Cette affirmation pourrait vous surprendre : mais des preuves scientifiques arriveraient sûrement à confirmer cette théorie plutôt incongrue. En plongeant dans cet article, découvrez comment le fromage peut contenir des substances addictives et l’impact qu’elles peuvent avoir sur votre santé.

À quoi peut ressembler une addiction au fromage ?

Plusieurs études montrent que durant les années 70, les Américains mangeaient environ 2.7 kg de fromage par personne et par an : ce chiffre a par ailleurs évolué depuis, passant à 5.5 kg en 2018. Cette évolution peut être due à plusieurs facteurs, comme le changement des facteurs sociaux et économiques par exemple.

En effet, le fromage est maintenant considéré comme une pièce principale pour un repas mondain : il permet de rassembler les personnes autour d’un produit raffiné. La fabrication du fromage est également un sujet très en vogue chez les amateurs de produits laitiers.

Bien que le fromage possède des aspects bénéfiques pour la santé, certaines propriétés présentes dans sa conception peuvent s’avérer être addictives. Ces propriétés participent en partie au succès du fromage dans le monde. On retrouve parmi ces composants addictifs de la caséine : il s’agit d’une protéine plutôt lente à digérer que l’on retrouve dans les produits laitiers.

La caséine et la casomorphine : ce que l’on retrouve dans le fromage

La caséine est présente dans la majorité des produits laitiers. En revanche, La concentration de caséine est bien plus importante dans le fromage, puisqu’il faut en moyenne 4.5 kg de lait pour produire 0.5 kg de fromage. Lors de la digestion de la caséine, celle-ci se décompose en plus petites particules appelées casomorphines. Les casomorphines peuvent traverser la barrière hémato-encéphalique pour venir se fixer ensuite aux récepteurs de dopamine présents dans le cerveau.

Ce cheminement entraîne la libération de dopamine par votre cerveau, ce qui provoque une sentiment de plaisir, de bonheur et de récompense. On pense que les casomorphines ont un objectif évolutif important chez les mammifères en renforçant le lien entre la mère et l’enfant. Ces molécules permettent de s’assurer que les bébés continuent de boire le lait riche en nutriments de leur mère. Cela montre donc qu’en consommant du fromage, vous augmentez vos chances de vouloir en consommer à nouveau rapidement.

Il est également intéressant de constater que d’autres aliments comme les fèves de soja, la dinde et les légumineuses possèdent des propriétés addictives. En effet, ils contiennent des acides aminés et d’autres composés alimentaires qui favorisent la production de dopamine, l’hormone du bonheur.

D’autres propriétés potentiellement addictives présentes dans le fromage

Et si la haute teneur en matières grasses du fromage participait à vous donner envie de le manger ? Les fringales sont déclenchées par la partie de votre cerveau qui gère la récompense. La libération d’endorphines après avoir mangé est agréable, ce qui vous amène à recommencer la même expérience.

Les produits fromagers, déclencheurs du mécanisme de survie ?

Une étude menée sur 500 personnes a révélé que les aliments contenant des matières grasses, dont le fromage, favorisent des comportements alimentaires plus addictifs que les aliments considérés comme moins gras. Une piste de composante évolutive est aussi considérée : en effet, les aliments riches en graisses étaient largement consommés pour répondre au mécanisme de survie que vivaient les hommes préhistoriques.

Cela peut expliquer pourquoi les aliments faibles en calories comme les fruits et légumes sont généralement moins susceptibles de provoquer des envies aussi fréquentes que des aliments transformés riches en graisses.

Moralité : devriez-vous éviter le fromage ?

Bien que le fromage puisse contenir des composés aux propriétés légèrement addictives et déclencheurs d’effet dopamine, il n’est pour autant pas un danger pour votre santé. Certaines études suggèrent même que les casomorphines sont bénéfiques pour la santé, notamment grâce à leurs propriétés anticancéreuses et antioxydantes.

De plus, n’oublions pas que le fromage est une source importante de protéines et de calcium, et parfois de l’acide linoléique conjugué qui permet de réduire les risques d’inflammation et favoriser la santé cardiaque. Cependant, la consommation de fromage n’est pas recommandée à tous. La plupart des fromages contiennent du lactose, un sucre du lait qui n’est pas toléré par tous les organismes intestinaux.

Les potentiels effets néfastes du fromage sur la santé

La teneur du fromage en graisses saturées et en sel peut également entraîner des problèmes chez les personnes sensibles aux graisses alimentaires ou qui ont une pression artérielle élevée. Les recherches actuelles ne permettent pas de montrer que certains types de fromages créent plus de dépendances que d’autres.

Par ailleurs, si vous souhaitez réduire votre consommation de fromage, de nombreux substituts sont disponibles sur le marché. Ces fromages sont sans danger pour les végétaliens et ne contiennent pas de lactose et sont fait à partir de plantes comme la noix de coco. Alors selon vous, peut-on développer une addiction au fromage ? Votre avis nous intéresse !

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This